Henri Duvillard

 

Henri Duvillard, amoureux de son village

 

Cet entrepreneur, qui a repris l’entreprise de maçonnerie fondée par son arrière-grand-père, est un Aérien de pure souche.

 Sa famille est bien connue à Aire-la-Ville, la salle communale porte d’ailleurs le nom de son père : Victor Duvillard qui en fut l’initiateur.

 

 

 Devant l'entreprise familiale (DR)

 

La Mairie est presque une deuxième maison pour les Duvillard ! Son arrière grand-père, Louis, fut adjoint de 1918 à 1939 et son père Victor de 1939 à 1942 puis Maire durant 32 ans ! Quand à Henri, il a siégé en tant qu’adjoint au Maire durant 20 ans et en tant que Maire pendant 10 ans (de 1997 à 2007).

 

« A l’époque, la politique se faisait au bistrot » et, petit clin d’œil à mon ami Barthélémy Roch, elle s’y fait toujours, plaisante-il. C’est là que se retrouvaient les gens et les différentes sociétés. On parlait de politique, chacun donnait son avis. Les informations ainsi recueillies étaient précieuses, elles reflétaient les préoccupations de toute une population.

 

« Entre le début et la fin de mon mandat, les choses ont évolué. Au départ les budgets étaient très serrés, chaque sou était compté. Par la suite, grâce à des rentrées financières plus importantes, on a pu investir dans de grands projets. » A l’instar de la réalisation de la salle polyvalente, dont il est très fier. A l’époque, certaines mauvaises langues pensaient que le projet était démesuré, mais force est de constater que son gabarit est tout à fait approprié pour accueillir la population, toujours plus nombreuse, lors des rendez-vous annuels des aériens : Escalade, promotions etc. « En tant que Maire, il faut toujours avoir une vision à long terme, il ne faut pas avoir peur de voir un peu grand, même si, sur le moment, ce n’est pas toujours bien compris par la population. »  

 

 Son village, il ne l’a jamais quitté, c’est son port, son attache, il l’aime profondément. « Aire-la-Ville coule dans mes veines » dit-il, non pas comme une revendication mais comme une évidence.

 
      

Henri Duvillard a usé ses culottes courtes sur les bancs de l’école de Peney, à l’époque où c’était de l’autre côté du pont que les enfants du village effectuaient leurs années de classe enfantine, puis retour à Aire-la-Ville pour sa scolarité primaire.  

           

Il se souvient avec malice de son enfance, où Aire-la-Ville servait de terrain de jeux aux enfants du village. Les cabanes dans la forêt, les plongeons dans la gouille, l’eau de la fontaine (qui se trouvait à la place du poids public) versée l’hiver sur la rue du Vieux-Four, pour en faire une patinoire au grand dam des adultes !


Tout le monde se connaissait, le village comptait environ 300 habitants. En fin d’après-midi, les enfants se retrouvaient avec leur bidon à la laiterie, qui s’érigeait à la place de la Mairie actuelle.  

          

C’est sans aucune nostalgie qu’Henri Duvillard évoque cette période. « Que la population d’Aire-la-Ville soit passée aujourd’hui à 1500 habitants est une évolution normale et saine », commente-t-il, « un village a besoin de sang neuf, il ne peut pas rester fermé ». Il se réjouit également que cette évolution se soit faite progressivement, afin de permettre une meilleure intégration des nouveaux habitants.

 

Hormis, son métier d’entrepreneur, des activités, il en a beaucoup et la plupart d’entre elles ont un lien avec son village : il fait partie de la chorale de la paroisse, a été deux fois président de la kermesse, président de la banque Raiffeisen (lorsqu’elle avait une succursale à Aire-la-Ville), fourrier de la compagnie des Sapeurs pompiers, fondateur avec Gérald Meylan du TCA, membre de la fondation des Chouettes et membre de la fondation Cadiom dont il a lancé le projet et dont il suit, d’un œil avisé, l’avancement des travaux. « Etant donné l’ampleur de l’ouvrage, les choses se passent plutôt bien » assure-t-il. Il est également l’artisan, depuis une vingtaine d’années, de la crèche que vous pouvez admirer durant les fêtes de Noël à l’église du village. Côté politique, en sus de son engagement en tant qu’adjoint ou Maire à Aire-la-Ville, il a été député 10 ans au Grand Conseil. Du côté professionnel, il fut commissaire et expert d’apprentissage pendant 20 ans et juge au Prud-homme pendant 8 ans.

 

« Si j’ai pu mener à bien, et parfois de front, toutes ces activités qui m’ont passionné, c’est grâce au soutien et à la compréhension de ma femme Christine, qui elle, gérait à la perfection la cellule familiale. »

 

Henri Duvillard est un homme extrêmement actif mais pas hyperactif. Il se dégage de lui un sentiment de tranquillité et de sérénité qui rassure. Foncièrement optimiste et certainement doué pour le bonheur, Henri sait apprécier l’instant présent. A tout juste 65 ans, le mot retraite ne fait pas partie de son vocabulaire. Cet homme passionné de montagne et de voyages n’est pas prêt de s’arrêter !

Catherine Poupaert - Décembre 2011

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