Michel Apothéloz

 

Michel Apothéloz, au service de tous

 

Pour Michel Apothéloz, se mettre au service de la communauté est une évidence ; élu adjoint au maire le 9 juin dernier, l’homme s’implique volontiers, conseille, écoute, participe. Il a cette présence calme et souriante, ce regard franc qui ont dû accompagner avec bonheur sa carrière de gendarme et que les villageois connaissent bien, pour le croiser dans toutes les activités de la commune, ou pour le voir simplement promener son chien dans les rues d’Aire-la-Ville ou le long des chemins forestiers.

 

Partisan du dialogue et de l’échange, Michel Apothéloz trouve toujours du temps à consacrer aux autres. (photo cmc éditions Sàrl)

 

Il a grandi dans les rues de cette Genève qui l’a vu naître, un jour de novembre 1959, du côté de Plainpalais. Il n’a pas encore dix-huit ans lorsqu’il commence à travailler dans un atelier d’héliographie où l’on reproduit plans d’architectes et croquis d’ingénieurs. Il s’occupe de la facturation, et la précision toute helvétique de ce travail lui convient parfaitement : « j’ai toujours été un garçon ordré, minutieux sans être maniaque », témoigne-t-il.

 

Mais sa vocation est ailleurs : quelques mois après avoir payé ses galons de sous-officier – grenadier à Isone, les connaisseurs apprécieront ! - il postule à l’école de gendarmerie. « J’aimais déjà rendre service, me mettre à la disposition de la collectivité », se souvient Michel Apothéloz. Il travaille au sein de la brigade motorisée, rejoint ensuite les ambulances de la police. Promu Maréchal chef de poste, il prend enfin la tête de la brigade de sécurité routière, dirigeant jusqu’à cent personnes à ce poste qu’il occupe depuis près de cinq ans.

 

Le 26 juin 2013, Michel Apothéloz , en compagnie de Marcelle, son épouse, prête serment dans la salle du Conseil d'Etat, à l'Hôtel de Ville. (photo cmc éditions Sàrl)

 

On le sent passionné par son métier, atteint par la misère humaine qu’il a parfois côtoyée, mais heureux d’avoir pu consacrer du temps aux gens qui en avaient besoin. Blessé par les drames - ce nourrisson frappé par la mort subite du nouveau-né, et qu’il ne put réanimer malgré ses efforts ; mais riche aussi d’avoir sauvé des vies : « Voir les battements de cœur reprendre alors que l’électrocardiogramme était plat quelques instants auparavant est une expérience intense, extraordinaire ! »

 

Il croit à la pédagogie, au dialogue. « On peut même discuter avec un ivrogne si on y met les formes. » Il pratique donc la politique de la porte ouverte, trouve toujours le temps de parler avec qui en a besoin, certain que la relation humaine est au cœur de son activité de gendarme. Pour lui, la notion de service public n’est pas un vain mot : il y a consacré 32 ans de sa vie, et il entend bien inscrire son mandat d’adjoint au maire dans la continuité de son action. « Je serai à la retraite début 2014, et pourrai donc donner tout le temps nécessaire à mon activité à la Mairie. »

 

Arrivé à Aire-la-Ville en 2002, il connait pourtant le village depuis les années quatre-vingt. (photo cmc éditions Sàrl)

 

Avec Marcelle, son épouse, il n’est installé à Aire-la-Ville que depuis 2002, mais connaissait déjà le village depuis les années quatre-vingt. Jeunes mariés, tous deux habitaient alors Bernex et promenaient leurs deux enfants en poussette le long de la piste cyclable. Peut-être fera-t-il bientôt le parcours dans l’autre sens, puisqu’il est désormais l’heureux grand-père d’une petite fille de deux ans !

 

Dès son arrivée dans le village, il s’est impliqué dans la vie locale, a rejoint plusieurs associations, la pétanque d’abord, l’Aérienne ensuite. Il a tout de suite apprécié l’ambiance du lieu, la proximité entre ses habitants : « Quand tu te balades et que tu dis bonjour, les gens te répondent, j’aime cet esprit ! » Et c’est son lointain cousin Alain Jenny qui l’initiera à la politique communale. Il a aussi retrouvé Dominique Novelle avec qui il avait joué au foot dans sa jeunesse. Car Michel Apothéloz est un sportif accompli, aussi modeste que souriant, et il faut insister un peu pour découvrir qu’il a même intégré l’équipe suisse junior. « Une seule fois, ce n’est vraiment pas la peine d’en parler… »

 

Il a depuis délaissé le ballon rond, et lui préfère désormais les randonnées en peau de phoque. Le contact avec la nature fait partie de son équilibre, il aime se promener dans les bois avec son chien et profiter d’un moment de méditation solitaire, « la discothèque, ce n’est pas vraiment mon truc », s’amuse-t-il.

Marco Cattaneo, juin 2013

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