Alain Jenny

 

Alain Jenny, le traiteur au grand coeur

 

On peut le croiser sur les chemins forestiers d’Aire-la-Ville, promenant Arkina, son énorme Terre-Neuve. Ou derrière les fourneaux, lors des fêtes de la commune. Ou encore sur deux roues, au guidon de sa Triumph. A 48 ans, Alain Jenny, nouveau président du Conseil municipal pour cette fin de législature 2007-2011, est une figure incontournable du village.

Il est y arrivé à la fin de l’été 1991. « Nous avions profité du week-end du Jeûne genevois pour déménager », se souvient-il. Avec Jacqueline, son épouse, il quittait l’appartement qu’il occupait jusque là à Châtelaine, au-dessus de la boulangerie familiale. « C’était un nid de jeune couple », explique-t-il dans un sourire, « il y avait une auto-tamponneuse dans le salon, et pas de chauffage ! »

Ce fut donc Aire-la-Ville, une maison assez vaste pour accueillir une famille qui allait rapidement s’agrandir, jusqu’à compter trois enfants, et flanquée d’un garage où abriter ses bijoux automobiles. Car si, pâtissier-traiteur, Alain Jenny a souvent les mains dans la farine, il les a aussi mises dans le cambouis ! Au volant de sa Corvette, il a, pendant plusieurs années, fait de la course automobile. Des voitures, il en a eu bien d’autres, d’une Porsche à une vieille Ford Thunderbird 1955, en passant même par une Lotus Formule 3. Sur les murs de son salon, de vieilles affiches du Grand Prix de Monaco témoignent de sa passion. « Un GP mythique »  s’exclame-t-il sans hésiter, soulignant au passage ce graphisme des années cinquante qu’il affectionne particulièrement.

Président du Conseil municipal depuis le mois de juillet , Alain Jenny en est déjà à sa troisième législature. « J’ai toujours été intéressé par la politique », explique-t-il. Il a donc vu le village grandir, et a participé à plusieurs gros dossiers : la construction de la salle polyvalente, les études préliminaires concernant Cadiom, ou encore le projet de nouvelle Mairie.

Depuis 15 ans, il fait aussi partie du bureau directeur de la Fédération des Artisans et Commerçants, et s’est par ailleurs investi plus souvent qu’à son tour dans la vie communale : membre de l’Aérienne, pompier, il était également au nombre des Fins Becs, qu’il a finalement dû laisser faute de temps.

Parmi les grands moments de la vie communale, il se souvient avec plaisir de la fête de 1999, au bord du Rhône. « Deux jours de monstre bastringue, quatre restaurants installés pour l’occasion, et une péniche des Cheneviers qui, la journée, faisait découvrir aux curieux les berges du Rhône, et le soir venu, une fois amarrée, se transformait en scène flottante. » Avec les Fins Becs, ils avaient préparé plus de 100 kilos de pâtes pour l‘occasion.

Car avec Alain Jenny, les plaisir de la table ne sont jamais très loin. Il avait démarré sa carrière par un apprentissage de cuisinier, avant de rejoindre son père dans l’affaire de famille. Pendant près de vingt ans, il a tenu une chocolaterie en ville, rue Kléber, pour finalement se concentrer sur la boulangerie, la pâtisserie et le service-traiteur, réjouissant les palais d’innombrables fêtes, d’un bout à l’autre du canton.

Marco Cattaneo, septembre 2010

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