Paul Tardivel

 

Paul Tardivel, un parcours aérien

 

Ferblantier, installateur sanitaire, dépanneur, Paul Tardivel est tout cela à la fois, et bien plus encore. Cet homme, au regard droit et à la poignée de main franche, bien connu des Aériens, n’hésite jamais à rendre service.

 

Paul Tardivel, l'amour du travail bien fait (DR)

 

Attiré par les activités manuelles, Paul Tardivel aurait pu être mécanicien ou carrossier. C’est pourtant une place d’apprentissage en ferblanterie et sanitaire qu’il décroche à Bernex. Encore jeune homme, il peut déjà aider sa famille, lui dont le père est décédé lorsqu’il n’avait que sept ans, au début des années cinquante.

 

A 35 ans, il décide de se mettre à son compte, préférant travailler seul, auprès d’une clientèle qui lui est fidèle. Il ouvre son atelier, chez lui, à Aire-la-Ville, village dont il est originaire et auquel il est très attaché. Il est d’ailleurs, depuis 1990, président de l’Aérienne, association phare des habitants de la commune.

 

La famille Tardivel – sa branche en est la seule représentante à Genève – aurait des racines bretonnes ! Mais Paul Tardivel ne les a pas explorées. Il dit partir volontiers en vacances, mais aime surtout rentrer. Tout comme ses deux fils, aériens, eux aussi. Ils ne suivront pas sa voie ce que Paul Tardivel comprend et respecte. Passionné par son métier, il reconnaît en effet que l’activité est parfois rude, s’exerçant par tous les temps, dans le froid, la pluie ou la chaleur. Et qu’elle n’est pas sans risques : plus d’une fois il a manqué tomber d’un toit !

 

Paul Tardivel aime le travail bien fait, et ses interventions ne manquent pas de diversité. Elles vont de l’habillage d’une lucarne à la réalisation de salle de bains, en passant par la conception d’objets en cuivre, marmites ou « goguenot », pour répondre à une commande privée, celle du Baron de Rothschild, par exemple, pour lequel il a également travaillé.

 

Pas facile de joindre Paul Tardivel qui vit – et très bien – sans natel ni ordinateur. Pas de publicité non plus, juste le bouche à oreille. Deux conseils alors : si vous passez près d’un chantier, en Champagne, et que vous entendez fredonner un air de Joe Dassin, c’est que vous l’aurez trouvé ! Vous pouvez aussi l’appeler chez lui à midi. Il rentre tous les jours pour déjeuner.

Carole Cattaneo - avril 2010

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