Mikaël Vilchez

 

Mikaël Vilchez, la création pour passion

 

Mikael Vilchez 20 ans, son leitmotiv : la création.

  

Dès l’âge de 8 ans, il aimait dessiner des robes. A l’adolescence, il range pour un temps ses croquis et envisage une carrière d’architecte. Son peu d’aptitude pour les mathématiques l’oblige à écarter bien vite cette éventualité. Son sens artistique, il l’exploite également à travers la photographie, une autre de ses passions.

 

M. Vilchez photo de Nicolas Musin pour l'affiche du défilé 2010 de la HEAD
Veste : Marija Smoljko (DR)

 

A 17 ans, il revient à ses premières amours : la mode. Sa maturité gymnasiale en poche, il envoie un dossier à l’Ecal de Lausanne pour faire une formation dans le Design industriel ; une orientation qui rassure ses parents. Mais son dossier de candidature ressemble beaucoup plus à un catalogue de mode qu’à un projet de décoration d’intérieur, il est bien évidemment recalé. Ses parents lui donnent alors le feu vert et le voilà en année Préparatoire aux arts appliqués et réussi une année après, en 2010, son entrée à la Haute Ecole d’Art et Design de Genève (HEAD) en section Design Mode.

 

La partie couture n’est pas ce qui intéresse le plus Mikael. C’est surtout le travail de recherche en amont et le travail de communication qui suit toute création, pour la faire connaître du public, qui le passionne.

 

Mai 2010, recherche autour de l'abstraction visuelle d'un sentiment,
toile de jute et crêpe georgette.

Photo et vêtement de Mikaël Vilchez (DR)

 

Il s’interroge également au côté psychologique de la mode. Quelle image est-ce que l’on donne ? Il se rend très vite compte qui si l’on a un style très marqué, on disparaît en tant que personne, on n’existe qu’à travers son image.

 

Mikael s’intéresse également à la notion du confort dans le vêtement. Après en avoir fait l’expérience, il en arrive à la conclusion qu’il n’existe pas de bon ou de mauvais vêtement. Si la matière et la forme peuvent donner un sentiment de confort, il doit également être adapté aux circonstances. Prenons l’exemple de M. Dupont travaillant dans une organisation où tout le monde s’habille en costume cravate. Si un matin M. Dupont se rend à son travail en jogging, ce dernier lui paraîtra tout à coup très inconfortable car il ne correspond pas aux codes de l’entreprise.

 

Cette première année en section Design Mode l’enchante et le déstabilise quelque peu. En effet, contrairement à toute attente, durant le premier atelier, pas de couture. Le thème donné est « Big » et propose une réflexion autour du volume et du corps. Le matériau utilisé n’est pas du tissu mais du polyester s’apparentant aux couvertures de survie. Les résultats sont pour le moins surprenants.

 

S’il admire en particulier Riccardo Tisci de chez Givenchy, Raff Simons ou Hedi Slimane, il s’inspire également de la culture péruvienne des Andes, héritée de son père originaire du Pérou.

 

 

 Janvier 2011, Lara Blanc projet inspiré du folklore suisse et péruvien,
acrylique sur coton
Photo et vêtement Mikaël Vilchez (DR)

 

Son avenir, il l’imagine à Paris, New York, Londres, Madrid ou Milan. Pas forcément dans la mode mais sans aucun doute dans un milieu créatif et artistique.

 

Catherine Poupaert - 26 mars 2011

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