Gérald Meylan

 

Gérald Meylan, au nom de la rose

 

Une maison située à l’orée de la forêt, bordée d’un massif de roses. Un décor de rêve, apprécie Gérald Meylan qui a emménagé, à la Colline aux Oiseaux, avec sa femme en juin 1973. A l’époque, on se touvait au milieu des troupeaux de vaches se souvient-il et de préciser qu’ils sont actuellement les plus anciens habitants de la colline (mais pas les plus vieux ! souligne-t-il avec malice).

 

Gérald Meylan dans son jardin (DR)

 

En traversant le jardin, on s’émerveille devant les roses et les hortensias. Cet ancien élève de l’école d’horticulture est toujours resté fidèle à son amour de la botanique. Son doctorat, portant sur l’étude des chrysanthèmes, en poche, il dirigera le laboratoire cantonal d’agronomie, où il avait débuté en tant qu’assistant, et prendra par la suite la direction de l’école d’horticulture.

 

En parallèle, il fonctionne depuis plus de 40 ans, en tant que juré international, pour les Concours Internationaux de roses nouvelles. Retraité, depuis 1994, cette activité de juré, qui le passionne toujours autant, lui permet de rester en contact avec le milieu des roses. « Une fleur extraordinaire, certainement la plus connue au monde. »

 

Il ne s’attendait toutefois pas, à ce qu’en mai 2005, des membres du jury lui demandent de poser sa candidature en tant que président de la Fédération Mondiale des roses. Il répond tout d’abord par un non catégorique mais l’idée fait son chemin et il dépose sa candidature quelques mois plus tard.

 

Ce n’est pas sans émotion que Gérald Meylan apprend, en mai 2006 à Osaka, qu’il est élu Président mondial pour trois ans non renouvelables. Une histoire merveilleuse débute alors : cette fonction va le faire voyager avec sa femme Christine, qui tient le rôle de secrétaire, sur tous les continents. En trois ans, ils se rendront dans 31 pays et prendront 116 fois l’avion ! L’accueil est à chaque fois chaleureux, les rencontres humaines fortes, des amitiés se créent. « Quand on parle de roses, les barrières politiques et religieuses tombent, on partage juste une même passion !»

 

Roste Astronomia (DR)

 

Des moments forts et émouvants : Gérald Meylan se souvient notamment d’un voyage en Ecosse où il traversa, précédé du Maire, au son des cornemuses, une église transformée en salle de banquet devant 250 personnes se tenant debout pour l’accueillir.

 

Mais son attachement aux roses n’est pas exclusif, il l’est également pour son village d’Aire-la-Ville. Très attaché à sa commune, Gérald Meylan a œuvré à son bien être en étant conseiller municipal de 1975 à 1979, puis adjoint durant 12 ans, jusqu’en 1991. Durant cette période, avec Charles Bosson comme Maire et Henri Duvillard comme co adjoint, plusieurs projets importants ont vu le jour : comme les égouts séparatifs à l’intérieur du village, la Mairie actuelle, la construction des Chouettes, dont il a été le président de la fondation pendant 10 ans. C’est également pendant 10 ans qu’il a été Président fondateur du TCA (tennis club d’Aire-la-Ville) et secrétaire du conseil de surveillance de la caisse Raiffeisen qui possédait une succursale dans le village. Il a fait partie de la chorale de l’église et a revêtu l’uniforme des sapeurs pompiers durant 25 ans.

 

Avec Henri Duvillard lors du 700e anniversaire de la Confédération (DR)

 

La fin de son mandat d’adjoint à la Mairie, s’est terminée en fanfare, puisqu’elle coïncidait avec la fête du 700e anniversaire de la Confédération. Il avait à charge d’organiser les festivités à Aire-la-Ville et n’est pas peu fier d’avoir fait venir défiler les Vieux Grenadiers dans les rues du village. Que de bons souvenirs, clame-t-il !

 

Mais en 2011, Gérald Meylan ne vit pas dans le souvenir, il est appelé dans plusieurs pays, dont la Chine, en tant que conseiller. Il y donne notamment des cours et collabore à l’élaboration d’une roseraie de 35'000 m2 se composant de plus de 60'000 plants de rosiers.

 

Gérald Meylan a donc de quoi voir la vie en rose !

Catherine Poupaert - 22 août 2011

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