Barthélémy Roch

 

Barthélémy Roch, de l'Inde au Mont-Blanc

 

Il n’avait que six ans lorsque sa famille s’est installée à Aire-la-Ville, en 1973. Le village comptait alors 250 habitants, et deux classes suffisaient à accueillir tous les écoliers du primaire : les petits chez Evelyne Delieutraz, les grands chez son mari Yves, qui habitent tous deux la Colline aux oiseaux. Barthélémy Roch garde de cette enfance campagnarde des souvenirs lumineux, « Nous passions nos journées au Moulin-de-Vert ou dans les bois, à construire des cabanes. L’hiver, il nous est même arrivé de traverser à pied les étangs gelés. »

 

 

Doit-il à ces premières escapades dans les forêts proches de chez lui, ce goût prononcé pour la nature ? Toujours est-il que, d’escalade en trekking, il prendra la route de l’Inde dès ses années universitaires. « J’y ai fait un séjour de six mois, et j’aurais presque pu y rester ! » s’exclame-t-il dans un sourire. A défaut de s’y installer, il va y retourner souvent. Très souvent même, jusqu’ à deux fois par année, faisant aussi découvrir ce sous-continent qu’il adore à son épouse Pascale.

 

Et lorsqu’il est à Aire-la-Ville, il marche et grimpe encore. Il était l’an passé au sommet du Mont-Blanc, ajoutant son mètre quatre-vingt-neuf aux 4807 de la montagne. Entre deux courses en montagne, il fait aussi un peu de tennis. Il est membre du Tennis club d’Aire-la-Ville, mais avoue volontiers que, faute de temps, il n’y est « pas très actif ».

 

Après des études en sciences économiques, complétées par les cours de l’Institut d’études immobilières, « Barth », comme on l’appelle parfois, est entré dans l’entreprise familiale, la régie Roch, qu’il reprendra avec deux membres de sa famille en 1989. Quelques années plus tard, il se mettait à son compte, créant sa fiduciaire installée à Bernex, à quelques minutes de chez lui, et se lançant aussi, fort de ses expériences passées, dans la promotion immobilière.

 

Deux législatures au sein du conseil municipal, un mandat à l’exécutif de la commune, comme adjoint au maire, et un premier mandat de maire qui s’achèvera en 2011 : voilà seize ans que Barthélémy Roch anime la vie politique d’Aire-la-Ville, et il espère bien continuer. Evidemment, avec son gros millier d’habitants, le village a beaucoup changé, et avec lui la façon de faire de la politique. « Avant, tout se décidait chez Magui, à la table ronde, les gens qui dirigeaient vraiment étaient ceux qui étaient au bistrot. »

 

La charge de maire s’est désormais alourdie, il y consacre un à deux jours par semaine, absorbé par quantité de tâches administratives, budgétaires, comptables, par  les séances de travail avec d’autres communes, ou avec le canton. « Même pour l’inauguration d’un itinéraire cyclable, nous avons eu deux séances de préparation », remarque-t-il avec philosophie.

 

Mais tout cela ne l’empêche pas de donner son temps aux habitants de la commune, et d’y trouver un plaisir certain ! « Les gamins me prennent pour le chef du village », sourit-il, « et les gens viennent me voir pour toutes sortes de raisons. » Il aime ce contact direct, les petits problèmes qu’on lui soumet et les fêtes de village auxquelles il participe toujours, « c’est le côté sympa de la politique de proximité. » Preuve de ce qu’il avance, notre discussion est soudain interrompue par une Aérienne qui vient aux nouvelles : elle a acheté un vélo électrique, aura-telle droit à la subvention communale ?

 

Barthélémy Roch trouve aussi le temps de pousser les gros dossiers de la commune : le projet Cadiom, la nouvelle mairie, le réaménagement de la rue du Vieux-Four et même un projet de crèche qui pourrait voir le jour d’ici à quelques années. Le sujet est important, n’est-il pas l’heureux papa d’une petite fille née en novembre 2009 ?

Marco Csttaneo

Imprimer