Un "musée" en plein air

En déambulant dans les rues d’Aire-la-Ville, on découvre de nombreuses traces du passé, à l’image de cette charrette, élégamment garée à quelque pas de la Mairie.

 

 

Ce sont les témoins de l’histoire quotidienne d’un village fier de ses racines paysannes. Le couvert des Lavandières, installé à côté du terrain de football, rappelle ce qu’étaient les tâches ménagères au milieu du XIXe siècle ; au chemin des Cressonnex, un char sert de décor aux innombrables photos que les promeneurs du dimanche prennent là.

 

 

Restauré il y a quelques années par Henri Duvillard, ce char était utilisé au siècle dernier pour le transport de matériaux.

 

Sous le couvert de la rue du Vieux-Four, face à la Mairie, le poids communal trône toujours. Il a remplacé à la fin du XIXe siècle une fontaine munie d’une pompe à balancier, où les villageois venaient chercher leur eau potable.

 

Devant l’école, juste à côté de l’abri à vélos, un ancien pressoir souligne la vocation viticole de la commune. Ses vignes accueillent plusieurs cépages, Gamaret, Gamay ou Chasselas que l’on retrouve dans les bouteilles de l’Aérien, produit par la famille Christin et inscrites à la carte du Levant, ou dans celle de la cave de Genève, à déguster au caveau de Christophe et Véronique Bosson.

 

Sur le bord du chemin du Moulin-de-Vert, un autre pressoir, vénérable relique, fait lui aussi le bonheur des promeneurs.

 

Bien d'autres objets, parfois plus modestes, se cachent dans les rues du village: une ancienne fourche, une bassine en étain, une poulie rouillée, un bassin de pierre... Autant de clin d'oeil que chacun peut s'amuser à découvrir.

Texte et photos Marco Cattaneo – avril 2013

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