L'arrivée des Rois mages

Les Rois mages se sont arrêtés à Aire-la-Ville, ce dimanche 5 janvier, leurs capes éclairées par les derniers rayons d’un pâle soleil hivernal. Cinq heures venaient à peine de sonner au clocher de l’église lorsqu’ils ont surgi, avançant majestueusement le long de la rue du Vieux-Four où les attendaient deux bonnes centaines d’Aériens.

 

Les trois Rois mages dans les rues du village.

 

Gaspard, Melchior et Balthazar allaient de front, tissus chatoyants sur les épaules, précédant un char chargé de trésors. Ils ont cheminé jusqu’au poids public, se frayant un passage dans la foule villageoise, pour aller en procession déposer leurs offrandes aux pieds d’un petit Jésus opportunément installé sous le couvert rustique, dans la paille de la charrette.

 

Une foule débonnaire a pris possession de la rue du Vieux-Four, le temps de partager couronne ou galette.

 

La grande distribution pouvait alors commencer : des dames paysannes tendaient aux enfants – et aux plus grands – des paniers débordants de tranches de couronnes et de galettes, les rois proposant de leur côté des mandarines en abondance. Tout le village s’est retrouvé là, et le bus S qui passait de loin en loin devait rouler au pas, patientant devant les groupes qui se souhaitaient la bonne année, bloquant la rue dans une ambiance joyeuse.

 

Un délicieux vin chaud est venu réchauffer le cœur – et les mains – des Aériens.

 

Devant le char, une queue serpente jusqu’à la bonbonne de vin chaud qu’un Jonathan Christin en costume d’époque sert généreusement. De toute part, on échange des nouvelles : ceux qui reviennent du ski, ceux qui sont restés là pendant les fêtes, ceux qui étrennent un nouvel appareil photo reçu à Noël, ceux qui ont réveillonné en montagne, ceux qui se sont couché vraiment très tard.

 

Les Rois ont offert tous leurs trésors aux villageois.

 

Dans le froid soudain piquant, les enfants poursuivent leurs rondes, couronnes dorées sur la tête, chevauchant vélos et trottinettes, évitant d’un virage parfois hasardeux tous les adultes regroupés là. La nuit est tombée et la petite foule se disperse. Une dernière bise de bonne année, un dernier sourire et chacun rentre chez soi, le plein de bonne humeur fait pour affronter la rentrée.

 

Texte et photos Marco Cattaneo – janvier 2014

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