Portes ouvertes chez les pompiers

Friteuses en flamme, bonbonnes de gaz qui explosent dans un vacarme assourdissant, bac d’essence en feu et incendies divers, des catastrophes en série se sont abattues juste devant la ferme Bosson ce samedi 21 septembre.

 

Démonstration d’intervention sur un bac simulant un feu d’essence. (DR)

 

Mais heureusement toutes sont sous contrôle : les pompiers d’Aire-la-Ville ont organisé d’impressionnantes démonstrations à l’occasion de leur journée portes ouvertes, sous le soleil radieux de ce premier jour d’automne.

 

Les Aériens se sont retrouvés nombreux, attablés à l’ombre des arbres. (DR)

 

Attablés à l’ombre des arbres, dégustant vins genevois et saucisses grillées, près d’une centaine d’Aériens se sont ainsi familiarisé avec le matériel de la compagnie, lances, casques, extincteurs, uniformes aussi lourds que protecteurs.

 

Sur le trottoir, une ancienne Jeep d’un rouge éclatant accueille les visiteurs. C’était le premier véhicule de la compagnie. Il a aujourd’hui pris sa retraite, remplacé par des engins plus modernes, à l’image de cette camionnette Toyota qui peut embarquer des centaines de litres d’eau.

 

La compagnie des sapeurs-pompiers d’Aire-la-Ville, (presque) au grand complet, pose devant son véhicule historique. (DR)

 

Le public a aussi découvert les différents types de feu auxquels les pompiers volontaires doivent faire face. Les feux d’essence qu’on éteint avec un extincteur de CO2 ou de la mousse pure, ou les feux de bois qu’on combat à l’eau, et même au seau-pompe, après avoir soigneusement choisi sa position en fonction de la direction du vent.

 

La friteuse en flamme aussi, sur laquelle on ne doit jamais jeter d’eau, mais qu’on éteint en l’étouffant sous une serpillère mouillée et parfaitement essorée. Sans oublier, bien sûr, d’éteindre la hotte par où l’incendie pourrait se propager.

 

Les plus jeunes ont affrontés les flammes, protégés par un équipement impressionnant. (DR)

 

Dans le périmètre sécurisé, et sous la conduite des pompiers volontaires, chacun a pu s’essayer au maniement de l’extincteur ou au port du masque à gaz, même les plus jeunes, impressionnés tant par le matériel que par les flammes. Peut-être de quoi susciter quelques vocations pour rejoindre le corps des Jeunes sapeurs-pompiers de la Champagne (JSPC), qui accueille filles et garçons de 10 à 18 ans.

 

Texte et photos Marco Cattaneo, septembre 2013

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