Caves ouvertes, millésime 2013

« Tu veux quoi, un chasselas ? » Ni la pluie ni le froid n’ont découragé les fidèles des caves ouvertes, et si la fréquentation est un peu plus faible, l’enthousiasme, lui, n’a pas baissé.

 

Pour le millésime 2012, les blancs offrent un très bel équilibre, souligne Christophe Bosson.

 

Comme chaque année, Christophe et Véronique Bosson accueillent promeneurs et habitants d’Aire-la-Ville, leur font découvrir les vins de la Cave de Genève dont la qualité et l’originalité progressent sans cesse, les produits du terroir et quelques spécialités, comme ce marc que renferme une élégante bouteille allongée.

Dans leur caveau où nombre d’amateurs ont trouvé refuge, les conversations vont bon train. On parle météo, politique locale, et bien sûr œnologie. Le maître des lieux décrit les qualités de ses vins blancs et de leur délicat équilibre, leur belle vivacité qu’aucune acidité ne vient gêner. Pour les rouges, il vante un Gamay vieilles vignes qui a de la charpente, du corps. « Le Gamay est souvent dénigré, mais c’est un grand cépage », affirme Christophe Bosson, rappelant au passage que la Suisse en est le deuxième producteur mondial, juste derrière la France, et qu’elle tient là une véritable spécialité.

 

Attablé sous l’immense tente, on profite d’un rôti toujours excellent.

 

De l’autre côté de la rue du Vieux-Four, à l’abri sous une immense tente blanche, une bonne centaine de personnes déguste les différents crûs proposés. C’est l’heure de l’apéritif, et chacun fait honneur aux planchettes garnies de fromage et de saucisson, en attendant un repas toujours excellent. Les cuisiniers sont installés sous le hangar et veillent sur les rôtis qui tournent sur leurs broches. Il y en a près de trente kilos qui, parfaitement cuits, viendront s’ajouter à la centaine de saucisses que les convives dégustent à quelques mètres de là, attablés sous la tente. Quelques courageux ont même pris place à l’extérieur, profitant de timides éclaircies.

 

De nombreux amateurs ont trouvé refuge dans le caveau.

 

Texte et photos Marco Cattaneo, mai 2013

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