Trois pianistes en concert

« Ce soir, trois jeunes garçons vont nous proposer un programme riche et varié », annonce enthousiaste André Philipp, accordeur et facteur de pianos. Après quelques petits réglages de tabouret, Jansen Ryser, Adrien Philipp et Paul Baert nous transportent dans leur interprétation des plus grands compositeurs*. S’ils font tous, instantanément corps avec le piano, le style varie et les expressions aussi, révélant la personnalité de chacun.

 

Paul Baert (DR)

 

Tour à tour, les jeunes pianistes s’installent. Ils assouplissent leurs bras de quelques mouvements, ferment les yeux en quête de l’absolue concentration. La présence du public s’atténue pour finalement se taire.

 

 

Jansen Ryser (DR)

 

Les doigts se livrent enfin à leur danse, cent fois, mille fois répétée. Le geste est sûr. Les mains courent sur le clavier, s’emballent, freinent brusquement, offrent une respiration dans l’amplitude du mouvement. Pour finalement retomber sur les touches blanches et noires. L’émotion est palpable, le public séduit. Le silence revient, plus long cette fois-ci ; les jeunes gens nous adressent un sourire; on applaudit !

 

Puis place à un petit duo improvisé entre Youlia Wyder au piano et Adrien Philipp à la clarinette. Les notes entre elles sautillent, se provoquent, ripostent.  Les deux instruments se répondent, en parfaite connivence, révèlent la conscience que chaque musicien a de l’autre.

 

 Adrien Philipp (DR)

 

Un entracte est alors proposé et André Philipp saisit l’occasion pour remercier la participation de l’APEALV qui s’est chargée de la buvette et féliciter Adrian Kreda, professeur des trois jeunes gens : « Un musicien, c’est comme un sportif, il a besoin d’un bon entraîneur !». Le public se retrouve, les éloges fusent, reflétant le plaisir unanime que tous ont pris à cette soirée : « il a un touché extraordinaire ! » « J’ai encore toutes les notes en tête ! » « Je les ramènerais bien tous les trois à la maison ! ». Vivement la prochaine rencontre musicale à Aire-la-Ville !

 

Carole Cattaneo, 20 avril 2011

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